

Comme une fête en larmes
Faudrait-il donc que je sois mort, pour que l'on fouille mes tiroirs, qu'on y suppose des trésors, terrés au creux de mes mémoires ?
Faudrait-il donc que j'agonise, pour que l'on trouve dans mes poches, ces tâches d'encre ou je m'enlise, en attendant que l'on y pioche ?
Que faut-il donc que je vous dise, pour que seulement vous m'écoutiez, que tous ces mots, toutes ces bêtises, aient une chance d'exister ?
Je ne sais pas ce que ça vaut, mais je sais bien ce qu'il en coûte, de trop jouer avec les mots, en ne misant que sur ses doutes.
Que faut-il donc que je vous dise, pour que seulement vous me lisiez, quelle prétention, quelle vantardise, pourrait vous faire me remarquer ?
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